13 juin 2015

Escale sur l'île de Penang

De Tanah Rata (Cameron Highlands), nous avons repris le bus en direction de l'île de Penang, une île au passé colonial, qui, grâce à sa position géographique, a connu une forte croissance au 19ème siècle. Située sur la côte est de la Malaisie non loin de la Thaïlande, Penang a ainsi été un carrefour du négoce entre l'Orient et l'Occident, jusqu'à ce que Singapour lui dame le pion. Aujourd'hui c'est principalement le tourisme qui fait vivre l'île, et notamment depuis que la ville principale, George Town, a été classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.


A Penang, on a cependant peu l'impression d'être sur une île, car l'île est liée au continent par un immense pont (13,5 km), qui est d'ailleurs le plus grand pont d'Asie. Nul besoin donc de bateau pour la rejoindre, mais des ferrys font quand même la navette pour un prix dérisoire (RM 1,5 / 0,40€).

Nous avons posé nos sacs à George Town, réputée être entre autre, la capitale des Food Courts de Malaisie (ie des cantines de rue). Et il y a en effet le choix. Au sein de ces Food Courts, toutes les cuisines d'Asie sont présentes : malaise, chinoise, taïwanaise, japonaise etc. Impossible de ne pas trouver quelque chose à son goût (sauf si on n'aime ni le riz ni les noodle !). A George Town, on trouve cependant beaucoup de restaurants chinois. Au début du 20ème siècle, de nombreux chinois sont venus s'installer à Penang à tel point qu'aujourd'hui l'île est le seul état de Malaisie sans majorité malaise. Outre les Food Courts, à Gorge Town, nous avons été séduits par les Yeap Noodle d'un restaurant qui a lui pignon sur rue. Les yeap noodle se sont des nouilles fraîches homemade aromatisées (épinard, poivre noir, carotte etc.), en soupe ou sautées, et tout ça pour 5-6 RM, soit autour de 1,5€ par plat ! Et bien que nous y sommes allés plusieurs soirs de suite, on n'a malheureusement pas pu toutes les tester !


Mais nous n'avons pas fait que manger à George Town, je vous rassure ! Nous avons aussi sillonné les rues à la recherche des anciennes maisons coloniales et des peintures de rue cachées un peu partout dans le centre ville.


Nous avons également loué des vélos et longé la côte nord de l'île jusqu'au parc naturel de Penang (qui est étonnamment gratuit). Dans le parc nous avons pu nous balader le long de la côte et rejoindre la Monkey Beach, où il est dangereux de manger une banane ! De nombreux singes s'y baladent en effet et se baignent dans les bras de mer (je n'avais jamais imaginé un singe nager, or ils se débrouillent très bien et plongent même la tête en avant des arbres aux alentours).



Le lendemain, nous avons "gravi" la colline de Penang (Penang Hill) qui culmine à 833 mètres ! C'est le plus haut point de vue de l'île et la vue vaut le détour. Pour y accéder, nous avons marché le long d'une route bitumée (5 km jusqu'au sommet au départ du jardin botanique), on était bien loin des chemins dans la jungle des Cameron Highlands, mais la pente était raide !


Enfin à George Town, en raison d'une météo capricieuse, nous avons été forcés de nous réfugier deux fois au cinéma. Inutile de dire que maintenant on est à la page côté sortie ciné ! On n'avait en fait pas en tête que coté climat, la Malaisie était coupée en deux : en ce moment, au nord - ouest, un climat équivalent à celui de la Thaïlande (or c'est la saison des pluies là-bas !) ; et le reste du pays, un climat sec (comme en Indonésie). On a donc investi dans un parapluie !

10 juin 2015

Balade dans la jungle dans les Cameron Highlands

Après 10 jours passés à retrouver une vie normale, à faire la cuisine, le ménage etc., nous avons repris nos sacs à dos et la route en direction de la région des Cameron Highlands, une région montagneuse de Malaisie réputée notamment pour ses plantations de thé et de fraises. A seulement 200 km de Kuala Lumpur, cette région est aussi très appréciée par les malaisiens qui viennent y chercher la fraîcheur le temps d'un weekend. De Kuala Lumpur nous avons ainsi pris un bus en direction de la ville de Tanah Rata, qui est le point de départ de plusieurs randonnées.

Nous nous venions chercher à faire un peu d'exercice, car à part deux sessions à la salle de gym, nous n'avions pas beaucoup bougé depuis 10 jours ! 

Et côté sport nous avons été servis ! Nous n'avons fait qu'une randonnée, mais une belle (9 h de marche !). Nous sommes partis tôt le matin en direction d'abord du sommet Gunung Brinchang (2031 mètres). Pour l'atteindre, après avoir rejoint à pied la ville de Brinchang (à 4 km de Tanah Rata), nous n'avions plus qu'à grimper 800 mètres à travers la jungle. Nous n'y avons croisé ni singe ni bête étrange, que des arbres immenses qui ont la fâcheuse tendance de déborder sur le chemin ! Et vu qu'il avait plu la veille, il n'y avait pas que des branches d'arbres à esquiver ! C'était plus que gadouilleux !


Du sommet, nous avons ensuite rejoint directement la Mossy Forest et nous avons suivi un chemin jusqu'au sommet Gunung Irau (2 110 mètres - c'est le plus haut sommet des Camerons Highlands). Techniquement ce sommet n'est qu'à 4 km de Gunung Brinchang, mais nous avons quand même mis 2h à l'atteindre. Car se balader dans la Mossy Forest n'est pas de tout repos et il faut être plutôt souple pour passer entre les branches d'arbres et sauter entre les flaques de boue. Le chemin est aussi d'autant plus "technique" que ça monte et descend tout le temps. En tout cas, en 4h de marche (aller-retour), on a bien eu l'occasion de constater à quel point cette forêt porte bien son nom, les arbres étant en effet bien recouvert de mousse.




Fatigués de la gadoue et d'avoir à escalader entre les branches d'arbres, pour retourner à Tanah Rata nous avons préféré rentrer par la route. C'était pourtant beaucoup plus long (12 km) que par la forêt, mais un peu de bitume ça nous a fait du bien ! Ce chemin nous a en plus permis de passer au travers des plantations de thé, et même si on en avait déjà vu au Laos et en Thaïlande, on ne s'en lasse pas.


Notre escale dans les Camerons Highlands a été courte (2 nuits, une journée pleine). D'autres randonnées sont possible mais elles nécessitent de passer par des agences car elles sont plus loin. Nous, on s'est dit qu'après plus de 6h de marche dans la jungle, on devait en avoir eu un bon aperçu ! Nous allons donc continuer notre remontée vers le nord de la Malaisie, vers ses plages !!! 

6 juin 2015

Gombo au curcuma

Origine : Malaisie

Si en Malaisie, comme ailleurs, j'ai pu voir sur les étals des marchés beaucoup de légumes "bizarres", j'ai pu par contre ici apprendre à en cuisiner quelques-uns dont les gombos, connus aussi sous le nom de Okra aux Etats-Unis, Cabo à la Réunion ou Lady Fingers (traduction anglaise).


Ingrédients :
- Gombo
- Curcuma (2 à 3 cuillères à soupe pour 250g de gombo).
- Huile de tournesol
- Sel

NB : je n'ai pas testé, mais je pense que si vous ne trouvez pas de gombo, vous pouvez quand même tester cette recette avec d'autres légumes et notamment avec des poivrons coupés en gros quartiers.

Recette :
- Lavez les gombos. Coupez la pointe. Puis trancher en quatre parts les gombos en veillant à ce qu’ils restent entiers (ne pas couper la base) - cf photo ci-dessous.

- Les mettre dans un saladier. Ajoutez du sel, du curcuma et un peu d'eau de manière à former avec le curcuma une pâte qui colle aux gombos. Mélangez pour bien répartir le sel et le curcuma sur les gombos.
 

- Faire chauffer un bon fond d’huile dans un wok (les gombos doivent être recouverts d'huile). Faire frire ensuite (deep-fried) les gombos en plusieurs fois suivant le nombre de gombos que vous voulez cuisiner.

- Une fois cuit, les mettre dans un plat et saler à nouveau.


A savoir :

- Les gombos contiennent une substance mucilagineuse (ie une substance végétale qui gonfle au contact de l'eau) utile pour épaissir soupes et ragoûts (on sent quand on les coupe une texture un peu gélatineuse). Cette substance est d'ailleurs utilisée dans la fabrication de certains papiers comme agent de collage et dans certaines confiseries. Les graines mûres, grillées, peuvent être utilisées en guise de café (ça je n'ai pas testé, je fais confiance à Wikipédia !!). Et les jeunes feuilles de gombo peuvent, elles, être cuisinées comme des épinards.
- Cette plante a été cultivée en premier par les Egyptiens, et fut ensuite introduite en Europe par les Maures espagnols puis en Amérique par les esclaves. Elle est consommée tout au long de l'année en Afrique, et apparemment notamment en Côte d'Ivoire.
- Le gombo est fragile et ne se conserve que 2/3 jours au réfrigérateur dans un sac en papier.

4 juin 2015

10 jours dans une guesthouse associative & éco-responsable - Yellow House Guesthouse -

Nous avons commencé notre découverte de la Malaisie en posant nos sacs pendant 10 jours dans une auberge de jeunesse un peu particulière. La Yellow House Guesthouse est plus une association qu'un hôtel. Sa directrice, Shiam, ne cherche pas à faire de profit, elle cherche juste à couvrir ses frais et pouvoir aider des associations locales.

Cette guesthouse est éco-responsable car elle a été quasiment entièrement rénovée et décorée avec des produits récupérés, les déchets des autres et des idées originales, comme le démontre les "devises" camouflées un peu partout dans la maison.


Cette guesthouse propose deux formules. Une formule "Guest" si on ne souhaite qu'y dormir, comme dans une auberge de jeunesse "normale" (3$ par nuit petit-déjeuner inclus). Et une formule "Volunteer", pour ceux qui veulent donner un coup de main. Et c'est ce que nous étions venus chercher. Nous voulions arrêter les visites et faire quelque chose de constructif. Pour 3$ par jour et par personne, nous avons ainsi été nourris et logés sur place. En échange de quoi, nous devions participer aux tâches quotidiennes (ménage & cuisine), aider à rénover/décorer l'auberge, et participer aux actions caritatives "sponsorisées" par l'auberge. Deux fois par semaine, nous sommes ainsi allés à la piscine pour aider des enfants handicapés mentaux à nager. Une fois par semaine, nous allions lors de la soupe populaire, laver les cheveux de personnes sans-abris. La guesthouse organise aussi des cours d'anglais gratuits pour des enfants réfugiés. Etant donné que c'était les vacances scolaires quand nous y étions, nous n'y avons pas participé (et vu notre accent, peut-être tant mieux pour eux !!!), mais nous sommes par contre allés faire du sport avec eux (ça c'était dans nos cordes !!).

Pendant 10 jours, nous avons donc ainsi repris le cours d'une vie normale. Nous avons cuisiné, fait les courses, fait le ménage etc. Nous sommes allés au cinéma (2,75€ par personne, ça aurait été dommage de louper ça et d'autant plus qu'ici tous les films sont en VO). Nous sommes allés à la salle de sport (1,25€ l'entrée !!). Nous avons surtout appris des choses, et notamment à voir nos déchets autrement. La directrice, Shyam, est pro recyclage et voit en chaque déchet une ressource. Nous avons ainsi par exemple fait des pots de fleurs avec des bouteilles en plastique. Fait des dalles de mosaïques en ciment avec des morceaux de carrelage cassées (et donc appris à faire du ciment). Et ça donne des idées. Je n'avais jamais pensé pouvoir faire de la déco avec des canettes, des bouchons en plastique, des bouteilles en verre etc. Mais pourquoi pas. Je ne dis pas que je suis fan de tout. Mais je pense reprendre peut-être certaines idées, et notamment celle des pots de fleurs-bouteilles et des dalles en mosaïques (cf ci-dessous.). Après il faut être organisé et avoir de la place pour tout stocker, car sinon ça devient vite plus une déchetterie qu'un placard à déco. J'ai vu en Shiam un peu de mon grand-père qui garde toujours ses papiers de baguette pour y jeter ses épluchures. Et comme il mange plus de pain qu'il n'épluche de légumes, il a toujours un gros sac d'avance !! Ici c'est un peu le cas pour tout. Mais, en tout cas, ça fait réfléchir. Au quotidien, on jette tellement de déchets. Pourquoi ne pas essayer parfois de leur trouver une deuxième vie qui pourrait nous faire en plus économiser de l'argent.

Nous avons aussi eu l'occasion d'être pour une fois dans un endroit complètement non touristique. La guesthouse est à 30 minutes en bus du centre de Kuala Lumpur, et c'est donc un tout autre décor qui s'est offert à nous. On était en plein coeur d'une banlieue paisible. Il n'y avait ni gratte-ciel ni immeuble, que des petites maisons avec jardin plus ou moins luxueuses.  Et pas très loin, il y avait un marché de nuit où nous étions pour la première fois les seuls touristes. Et on a pu constater à quel point les prix n'étaient pas les mêmes ! 

Nous avons découvert aussi tous pleins de légumes bizarres. Habituellement nous les voyions, dubitatifs, sur les étals des marchés. Cette fois-ci, nous les avons non seulement mangé mais nous avons aussi appris comment les cuisiner. Et ça a toujours été une bonne surprise.

Nous sommes donc ravis de cette nouvelle expérience en communauté, aux côtés de belges, anglais, allemands, français et malaisiens, qui nous a, à nouveau, démontré qu'on a toujours beaucoup à apprendre les uns des autres. Nous avons aussi eu l'occasion de voir le monde un peu différemment sur le plan du recyclage et associatif. En France, j'avais déjà eu envie de m'engager dans une association caritative sans jamais avoir osé franchir le pas. Or, comme Guillaume, j'ai adoré les moments passés avec les sans-abris. Je me suis sentie utile comme jamais. Même si ce n'était que quelques minutes, j'ai vraiment senti qu'ils appréciaient beaucoup que, pour une fois, quelqu'un prenne soin d'eux. Ils étaient très disciplinés et reconnaissants. Propres sur eux. Rien ne laissait penser qu'ils étaient dans cette situation. Comme quoi, malgré moi, j'ai bien sur certains points une vision très étriquée des choses... En tout cas, je repars pleine d'envies et d'idées en tête. Et c'est ça qui compte !

PS : On a appris pleins de choses mais on a aussi transmis un peu de notre savoir en organisant un atelier chapati ! et on a eu notre petit succès !!


Idée déco recyclage : transformer vos bouteilles en plastique en pots de fleurs !

Pour cela, il suffit tout simplement d'avoir des bouteilles en plastique vides, idéalement assez rigides (comme les bouteilles de soda par exemple). De percer sur le dessus un trou rectangulaire suffisamment large pour avoir de la place pour y planter fleurs, menthe, basilic etc. Faire trois petits trous sur le côté opposé pour que le trop plein d'eau puisse s'évacuer (ça risque de pourrir sinon). Nous, nous avons mis au fond de la boue (une sorte de terre glaise), car ça retient bien l'eau, puis au dessus de la terre. Nous les avons ensuite fixés sur un grillage avec des cercles en fil métallique au-dessus d'une toile plastifiée pour masquer le grillage. Easy quoi ! Et personnellement j'aime bien l'idée !

NB : les plantes sur les photos ci-dessous seront rampantes, ce qui masquera un peu les bouteilles.


NB 2 : ça marche aussi avec des briques de lait !!


Idée déco n°2 : Faire des dalles de ciment en mosaïque

Pour cela il vous faut :
- des tupperware carrés
- des chutes de papier peint (ou du papier journal)
- de la colle à bois (ou une autre colle qui ne collera pas trop)
- du ciment
- des chutes de carrelage cassées en morceaux


1ère étape :
- Couper des carrés de papier peint tous identiques. Ce sont eux qui formeront les bords de la dalle, il faut donc les découper suivant la largeur du bord que vous voulez.
- Y coller des carreaux de carrelage avec de la colle à bois, mais il faut coller sur le papier peint la "belle" face du carrelage, celle que vous voulez voir. Une fois les dalles finies, on enlevera en effet le papier peint. Le papier sert à former le bord de la dalle. C'est donc le côté papier peint qui sera la face de la dalle. 
NB : Ne pas trop rapprocher les uns des autres les morceaux de carrelage, car sinon le ciment ne coulera pas bien dans les fentes et il faudra colmater par la suite.


- Une fois la colle sèche, mettez les morceaux de papier peint au centre des tupperware.

2ème étape :
- Faire du ciment avec du ciment en poudre, du sable et du fixateur. Pas besoin de bétonnière pour faire du ciment, une solide bâche en plastique suffit. Pour cela, il faut mettre au centre de la bâche le ciment en poudre, le sable puis verser l'eau avec le fixateur au centre. Ensuite il n'y a plus qu'à soulever coin par coin la bâche pour bien tout mélanger.

                         

- Une fois le ciment prêt, le verser à l'aide d'un verre en plastique dans chacun des tupperware. Bien veiller à mettre le même nombre de verre de ciment dans chaque tupperware pour que les dalles soient de même épaisseur.
- Faire sécher dans un endroit sec pendant 1 à 2 jours.
- Démouler ensuite les dalles et retirer le papier peint avec une spatule. 
- Eventuellement colmater les trous avec du ciment.