14 avril 2015

Quelques jours à Tonsai Beach

De retour en Thaïlande, nous avons mis le cap directement vers le Sud dans le but de passer une dizaine de jours à la plage - c'est que la vie de backpacker est rude et un peu de repos s'imposait !

Notre première escale a été Tonsai Beach et si nous étions toujours sur le continent, nous avons vraiment eu l'impression d'être sur une île. La plage de Tonsai est en effet une enclave qu'on ne peut atteindre que par bateau. C'est une zone entourée de montagnes abruptes et d'une forêt épaisse. Là-bas, l'électricité est produite par des générateurs et du coup dans les hôtels à petit budget comme nous avions, son accès est restreint (entre 18h et 6h du matin). Et comme tout est apporté par bateau, les prix sont plus élevés qu'ailleurs! Mais c'est le prix à payer pour avoir la sensation d'être isolé du monde et avoir accès à deux pas de son bungalow à une plage entourée de falaises à pic où il est facile de trouver une place pour son paréo. De Tonsai, on peut facilement atteindre à pied les plages de Railey, qui sont également enclavées. Mais, bien qu'elles soient à seulement une quinzaine de minutes à pied, c'est déjà un autre monde. Railey est en effet beaucoup plus huppé que Tonsai et on y trouve plus de luxueux resorts que de bungalow en bambous à petit budget ! Et c'est étonnant de voir des différences de prix importantes sur tout, alors que ces deux zones sont pareillement approvisionnées par bateau. Tout coûte plus cher à Railey : louer un canoë ; les restaurants etc. Comme s'il y avait une taxe touriste de luxe à Railey !


Sur notre petite plage de backpacker, nous avons pu loger pour 250 THB (7€) dans un bungalow en bois avec salle de bain. Certes, nous n'avions pas l'eau chaude, pas le wifi, pas l'électricité tout le temps et il n'était pas tout neuf (une planche de bois n'étaient pas bien fixées), mais nous avions de la place et un petit balcon ! De plus, comme il fait chaud, de l'eau chaude est inutile et comme le coin est magnifique, nous n'étions jamais dans notre bungalow avant 18h ! On a moins besoin de confort au soleil ! Nous y sommes restés trois nuits, le temps de buller et de visiter la zone. Si les balades sont restreintes par les montagnes, il y a quand même une ascension vers un point de vue et un lagon qui vaut le détour. Ascension que tout le monde effectue en tongues, alors qu'on descendrait presque en rappel sur certains passages (à ces moments-là, le mieux c'était d'enlever les tongues et de s’agripper aux cordes !)
 

Pour 500 THB (14€) nous avons aussi loué un canoë à la journée (vs 800 THB / 23€) si on l'avait loué à Railey Beach !). Et nous avons adoré vadrouiller autour des petites îles environnantes (à 7km de la plage) et le long des falaises qui bordent la côte : ça vaut vraiment le coup d’œil. On y a aussi trouvé des petites plages vraiment désertes avec sable fin et cocotiers. Par contre, dans le coin, il n'y a malheureusement pas beaucoup de choses à voir en snorkeling. Le passage incessant de bateaux avec touristes et provision à bord, couplé à une pollution touristique des eaux qui fait mal au cœur, expliquent peut-être la fuite des poissons. En une journée de canoë, on a ramassé sans faire de détour 1 gros sac de déchets (environ 1 kg) : sacs en plastique ; bouteilles en plastique ; emballages alimentaires etc. Certes on est très loin d'avoir dépollué la zone, mais on a peut-être sauvé un dauphin au large ! Et puis une goutte dans la mer c'est déjà une goutte ! Et c'était surtout le seul moyen d'arrêter de me sentir passive et impuissante face à toutes ces choses qui me révoltent, et notamment depuis qu'on est partis. D'arrêter de penser que je ne peux rien faire face à ces problèmes globaux. C'est con, mais ça m'a vraiment fait du bien de me dire que si, je pouvais, à mon niveau, faire quelque chose et que si d'autres personnes aussi avaient la même attitude, et bien là, les choses pourraient changer.


Tonsai est aussi une zone réputée pour les grimpeurs et ça se voit au premier coup d’œil en arrivant vu les falaises qui encerclent la plage ! C'est même le paradis des grimpeurs.... enfin ceux expérimentés !!! Malheureusement pour nous, la majorité des voies et les plus belles, sont en effet au minimum du 6a/6b (et pour ceux qui ne connaissent pas les cotations, il faut déjà de l'entrainement!). De plus, si la zone compte en théorie 700 voies, seules environ 200 sont praticables. Il y aurait en effet un problème de corrosion unique au monde sur ce site qui détruit ("mange") en quelques années les équipements des voies. Ils semblent avoir trouvé la solution (mettre des anneaux en titanium). Cependant, seule une partie du site est actuellement équipée de ces anneaux. Les autres voies sont donc fortement déconseillées et il vaut mieux bien lire les topos ! Malgré tout ça, et aussi parce qu'on a découvert ça au pied des voies, nous avons quand même loué pour une demi-journée du matériel d'escalade (800 THB pour deux / 23€). Et nous avons pu trouver quelques voies praticables et à notre niveau (ie des 5 !). Nous avons ainsi eu, pour la première fois, l'occasion de grimper parmi les singes, qui doivent se demander quand même à quoi on joue !


Sinon, côté anecdotes, nous avons eu quelques invités surprises dans notre bungalow. Un soir, alors que nous avions laissé la lumière extérieure de notre bungalow allumée (grosse erreur), nous avons eu la mauvaise surprise de découvrir que des drôles de petits cafards (5cm) volant avaient envahi notre balcon. Attirés par la lumière, ils se butaient et re-butaient la tête contre notre bungalow, ce qui nous en rendait l'accès difficile. Car c'était quand même gros ces machins-là et on ne savait pas si ça piquait. Après 5 bonnes minutes à constater à quel point ces bestioles étaient stupides et ne savaient pas voler, on a pris notre courage à deux mains (enfin Guillaume), pour tenter une percée jusqu'à la porte. C'est à ce même moment qu'une chauve-souris est apparue et a englouti en un éclair toutes les petites bêtes volantes qui nous barraient l'accès. Rassurés, nous avons pu nous jeter à l'intérieur et rigoler à l'idée qu'on avait été "sauvé" par une chauve-souris ! Elle devait de son côté s'impatienter et nous trouver bien ridicule !

Cambodge => Thaïlande du sud : une expédition de 25h05 !!!!

Après 21 jours passés au Cambodge, il était temps pour nous de voguer vers une nouvelle destination, mais sans quitter la mer pour autant ! Nous venions de passer 3 jours sur une île paradisiaque (Koh Rong Saloem), mais nous n'étions pas rassasiés de plages de sable fin et nous nous sommes donc mis en route pour les îles du sud de la Thaïlande. Par contre ce fut pas la porte à côté !

Pour cela, depuis Sihanoukville, nous avons d'abord fait une escale pour une nuit à Koh Kong, une ville frontalière avec la Thaïlande. Nous y avons profité pour visiter des zones de mangroves et quelques petits villages flottant. Mais cette étape nous a surtout permis de couper la route et de me donner le temps de me remettre d'une petite tourista (la 1ère du séjour, fallait bien que ça arrive un jour), car c'était un long voyage qui nous attendait le lendemain.

Depuis Koh Kong (Cambodge), nous sommes en effet allés directement à Ton Sai, un petit village au sud de Krabi (Thaïlande - Côte Ouest) qui est tellement enclavé qu'on ne peut l'atteindre que par la mer. Enfin directement, le plus directement possible mais nous avons mis quand même 25h et 5 minutes et nous avons dû remonter jusqu'à Bangkok !

En tout nous avons parcouru d'un trait 1 260 km et utilisé 8 moyens de transport différents : moto ; mini-van ; 2 bus (dont un de nuit) ; métro ; tuk-tuk ; songtheos (= tuk-tuk collectif) ; bateau.

Nous sommes ainsi partis de Koh Kong à 9h du matin en prenant d'abord une moto taxi jusqu'au poste de frontière qui était à une quinzaine de kilomètres. Je dis bien "une" car oui nous étions bien 3 avec nos deux gros sacs sur un scooter ! Et pour une quinzaine de kilomètres ça passe !
Nous y avons passé le poste de frontière comme des fleurs et sans avoir à payer de pots-de-vin (ça change de la frontière Laos Cambodge - cf article "Des 4000 îles à Siem Reap - le trajet de l'arnaque" ). On avait entendu dire que ce poste était plus simple et facile que celui au niveau de Siem Reap, et ça a été le plus rapide depuis qu'on ait eu en Asie du sud-est. On se serait cru en Europe !
Par ailleurs, le passage en Thaïlande par une frontière terrestre ne donne le droit en général qu'à 15 jours de visa. En passant par cette frontière, c'est 30 jours que nous avons eu (bizarre quand même ces différences de droit...).

Du poste de frontière nous avons pris un mini-van en direction de Trat, puis de là un bus jusqu'à Bangkok. Nous sommes arrivés vers 17h à Bangkok mais à la station de bus qui est à l'est de la ville, or nous devions aller à la station de bus qui est à l'ouest et pour faire ce transfert il nous fallu plus d'une heure tellement ces stations de bus sont éloignées et pas facile d'accès (suivant votre destination, il faut vous rendre dans une station de bus bien particulière). Nous avons donc d'abord pris le métro pour se rapprocher le plus possible (le métro est loin d'aller partout dans Bangkok, il n'y a que quelques lignes) puis nous avons pris un tuk-tuk (des bus y vont, mais on n'avait pas les bons renseignements ni le temps, car le dernier bus vers le sud partait à 20h et on n'était pas sûr d'avoir des places). Nous sommes ainsi arrivés vers 19h à la station de bus Ouest et à 19h45 nous embarquions à bord d'un bus de nuit en direction de Krabi. Sur les coups de 7h du matin nous sommes arrivés à Krabi et nous avons pris un tuk-tuk collectif en direction du port. Puis au port nous avons embarqué à 8h30 sur une petite barque à moteur direction la plage de Ton Sai que nous avons atteint à 9h05 !!!! Et nous n'avons pas été déçu de la vue !!! Nous avons débarqué sur une plage d'une centaine de mètres, bordée de falaises abruptes, laissant apercevoir dans son dos des palmiers et quelques guesthouses et resorts.


Après 25h05 de voyage ça nous a fait du bien de poser nos valises et d'aller piquer une tête ! Mais cette expédition s'est écoulée étonnamment vite. Sûrement car nous avons changé souvent de moyens de transport sans trop attendre à chaque fois, ce qui a bien coupé le trajet ainsi que sa monotonie !!!

Détail & coût (pour 2 personnes) de notre expédition vers la Thaïlande du Sud
  1. Koh Kong => Poste de Frontière (15 km) - Moto-Taxi : 4,5$ à deux (soit grosso modo 4,5€.... vu le taux de change à date....)
  2. Poste de Frontière => Trat (140 km) - Mini-Van : 240 THB (soit 7€ à deux)
  3. Trat => Bangkok (321 km) - Bus : 508 THB (soit 14,5€ à deux)
  4. Bangkok East Bus Station => Bangkok Weast Bus Station (15 km) - Métro : 74 THB + Tuk-Tuk : 270 THB, (soit 10€ à deux)
  5. Bangkok => Krabi (780 km) - Bus de nuit : 1 228 THB, (soit 35€ à deux)
Coût total à deux pour 1 260 km : 71 €, soit 0,06€ / km à deux.... ça laisse rêveur quand on compare aux prix de la SNCF !!!


13 avril 2015

Laos vs Thaïlande : same same but different (+2 vidéos)

Si le jour où nous sommes arrivés au Laos, j'avais dû mal à réaliser qu'on avait changé de pays, plus nous avons découvert le Laos, plus nous avons pu noter des différences de taille entre ces deux pays pourtant limitrophe et qui ont eu des histoires croisées.

Le Laos a en effet fait partie du royaume du Siam avec la Thaïlande et il est donc normal de constater facilement des similitudes. Tout d'abord, au niveau de la langue, le Laos et la Thaïlande ont le même alphabet et les langues sont assez proches. Il est cependant beaucoup plus facile apparemment pour un laotien de parler thaïlandais que l'inverse, un peu comme nous avec l'espagnol. Ensuite en terme de paysage, notamment dans le Nord du Laos qui est également très vert et parsemé de montagnes en pain de sucre. Enfin en terme de nourriture, on retrouve des plats et saveurs communes (noodle soupe, curry, riz sauté, pad thaï etc.). 

Par contre dès qu'on s'avance un peu plus profondément on se rend compte que ces pays n'ont pas du tout le même niveau de développement économique et touristique. Le Laos est en effet le 4ème pays le moins développé d'Asie du Sud Est alors que la Thaïlande est le 4ème plus riche en terme de PIB par habitant. Et ces différences de développement sont facilement visible. Au Laos, il est par exemple beaucoup plus compliqué de se déplacer. Il y a peu de routes et elles ne sont pas toutes bitumées. La vitesse moyenne est ainsi très basse et il n'est pas surprenant là-bas de mettre 8h pour parcourir 400 km. Si on n'y retrouve des bus dit "VIP" comme en Thaïlande, ils ne sont pas du tout dans le même état et nous ne sommes jamais montés dans un bus qui n'avait pas au moins une fenêtre de fissurée (et pas qu'un peu). Au niveau des commerces aussi, on peut constater aussi ces écarts en terme de développement. Au Laos, il n'y a pas de petit supermarché et encore moins un réseau de supermarchés (sur le modèle des 7Eleven en Thaïlande). Il y au mieux des petits étales où on peut trouver un peu de tout mais sur des gammes très réduites. Et autre exemple, la chaîne de restauration rapide Mc Donald (ainsi que ses concurrents) ne se sont pas installés au Laos : il n'y a pas de marché à date pour eux (les fast-food étant étonnamment plus cher en Thaïlande que la majorité des restaurants populaires). En terme de connexion Internet, le Laos est aussi en retard. Quand en Thaïlande, il y a le wifi partout, au Laos, Internet est moins répandu et surtout le débit est souvent très lent (on a eu du mal à mettre à jour le blog !). C'est un pays aussi beaucoup moins touristique mais par contre du coup beaucoup plus authentique. Si certes, on n'y trouve pas facilement des smoothies, on croise dans la rue plus de locaux que d'étrangers et les locaux sont beaucoup plus ouverts et accueillants. N'importe où, à pied, scooter en en vélo, nous entendions des enfants nous crier "Sabaidee" (="Bonjour" en laotien), sans rien attendre en retour. Si en Thaïlande nous nous sommes sentis moins les bienvenues (peut-être sont-ils lassés de ces hordes de touristes qui défilent sans cesse), nous avons vraiment apprécié la gentillesse et l'accueil des laotiens. Au Laos, on peut aussi noter, une légère influence française, avec des étales de pain, des panneaux "Ecole" écrit seulement en français et des "rues" et "boulevard" à Vientiane. La vie au Laos, nous a semblé par contre, en tant que touriste, un peu plus cher qu'en Thaïlande, notamment pour la nourriture et les transports.

En terme politique ces pays sont aussi totalement différents : si au Laos on y voit partout des drapeaux communistes (le Laos est un pays communiste depuis 1975), en Thaïlande, c'est la photo du roi qui est placardée dans tout le pays. Et pourtant la monarchie y est précaire. Depuis la fin de la monarchie absolue en 1932 et l'établissement du Royaume de Thaïlande (une monarchie constitutionnelle), le pouvoir passe en effet des mains du roi à l'armée tel un tournoi de ping pong. Depuis 1932, l'armée totalise ainsi 12 coups d'état réussis (plus 7 tentatives), et le dernier était l'année dernière, en mai 2014. Ce dernier a ré-instauré la loi martiale et a re-mis en exergue à quel point la monarchie semble en faite plus un mythe qu'une réalité en Thaïlande.


Mais à vous de juger maintenant à quel point ces pays sont différents. Ci-dessous nos vidéos : une retraçant notre parcours au Laos et une nos escapades a scooter dans le Nord de la Thaïlande.






8 avril 2015

Escale sur l'île de Koh Rong Saloem : le paradis existe bien !!!!

Après avoir repris nos esprits à Kampot, nous sommes partis en direction de Sihanoukville et surtout de ses îles ! Sihanoukville est une ville très touristique qui ne présentait aucun intérêt à nos yeux (on y fait surtout la bringue). Nous n'y sommes donc allés que pour prendre un bateau en direction de Koh Rong Saloem, une île de la zone réputée être paisible et à l'abris des touristes ! Et nous n'avons pas regretté.

A l'allée, notre bateau a en effet fait un stop sur l'île de Koh Rong et quand nous avons vu que 80% des passagers y descendaient, on s'est dit qu'on avait sûrement choisi la bonne île ! De plus, l'île de Koh Rong est réputée pour être festive et "happy" et c'est bien ce qu'on a cru voir ' Les passagers qui sont descendus n'étaient pas tous très frais....!!!

Nous nous recherchions un coin tranquille, préservé, une grande plage de sable blanc, une mer d'huile et la sensation d'être seul au monde. Et dès que le bateau nous a déposé au centre de plongée Eco Sea Dive, qui est au nord de l'île de Koh Rong Saloem, on a tout de suite su qu'on l'avait trouvé notre petit coin de paradis.


Nous avons logé dans ce centre de plongée, qui fait hôtel et restaurant (que vous soyez plongeur ou non), et qui a surtout l'immense avantage d'avoir une grande plage privée. Sur la plage où nous avons débarquée, il n'y a que le centre de plongée et ses clients, et pour trouver du monde, il faut marcher 20 minutes à pied le long de la mer pour atteindre un petit village de pêcheurs (M' Pay Bay Village), où il y a aussi quelques hôtels.


Autant dire donc qu'on s'est senti libre et tranquille comme jamais, et d'autant plus qu'on n'était qu'une quinzaine de touristes au centre de plongée à se partager cette baie de sable fin et les transats ! Nul besoin de réserver sa place !

A Eco Sea Dive, nous avons choisi l'option bagpacker (à 5$ la nuit par personne en dortoir). Le centre de plongée a aussi des bungalow, mais vue sur mer c'est 35$ par nuit (une fortune pour les voyageurs au long terme !). En tout cas nous recommandons plus que vivement cet endroit qui est idyllique tellement tranquille !! Nous sommes allés nous balader dans le petit village de pêcheurs à côté, et même s'il n'est pas très grand, on n'a vraiment pas regretté notre plage privée, bien au contraire !!!

Une mer d'huile nous a ainsi fait face pendant 3 jours ! Nous y avons bullé, fait la planche à volonté (vu qu'il n'y avait aucune vague et que l'eau était super chaude), fait quelques footing (mais rapides, car si la plage est grande, pas plus de 2 km et autour les chemins ne sont pas praticable) et tout simplement profité de la vie qui peut être scandaleusement si douce. Nous avons aussi plongé et si la visibilité n'était pas terrible (beaucoup de particules dans l'eau), nous avons vu beaucoup de poissons et des beaux. Et à 30$ la plongée ça aurait dommage de passer à côté ! En tout cas, on s'est bien ressourcé. Et pour notre première baignade en mer depuis le début du séjour, on a fait plutôt fort côté cadre ! Va falloir veiller à garder le même standing pour ne pas être déçu !


Cette escale a été vraiment magique mais (rien n'est jamais parfait !) un rêve à court terme, car un peu trop enclavée pour nous. Autour de notre plage privée, à part le village de pêcheurs et un autre petit village à 30 minutes de marche (pas du tout touristique pour le coup), il n'y a pas d'autres chemins de randonnée à travers la jungle, et pour faire du hors sentier, faut s'y connaître ! Au bout de 3 jours sur notre petit bout d'île, nous avons donc eu envie et besoin d'espace. Mais on s'est quand même dit en partant que ça allait être compliqué de retrouver un endroit aussi Robinson Crusoé !

Informations pratiques :
    - Pour réserver un lit en dortoir à Eco Sea Dive vous pouvez leur envoyer un email (sur le site booking vous ne pouvez réserver que les bungalow). Ils ont une boutique à Sihanoukville, où vous pourrez acheter vos billets pour le bateau (20$ par personne) et être sûr déposé au bon endroit. Ils proposent aussi des package tout inclus si vous souhaitez faire au moins deux plongées.
     - Une fois sur l'île de Koh Rong Saloem, il n'est pas possible à pied d'aller du Nord au Centre de l'île (où il y aussi des hôtels), il n'y a pas de chemin. Il faut donc savoir avant de prendre vos billets de bateau où vous voulez aller et être sûr que votre bateau s'arrête où vous souhaitez, car ils ne font pas tous les même stop.
      - Sur notre plage privée, nous n'avons pas vu une seule puce de sable ! J'avais pu lire sur des blogs que dans les environs, certaines plages en étaient truffées. A mon grand bonheur, pas celle nous nous étions !
        - Sur l'île, en tout cas au Nord, il n'y a pas Internet, pas de distributeur, pas de boutique, et de l'électricité que entre 17h et 6h du matin et c'est encore mieux comme ça !

6 avril 2015

En direction de la mer : 1ère escale à Kampot

Après avoir quitté, non sans quelques remords, les enfants de CPOC (cf article "Une semaine dans une école au Cambodge"), nous avons retrouvé notre rythme de bagpacker et au début ça a été un peu déroutant. Nous avons retrouvé le confort d'une chambre d'hôtel pour nous deux, de l'eau courante et d'un ventilo. Et on s'est redit à quel point on avait de la chance, notamment celle de pouvoir voyager pendant un an.

Nous sommes partis de l'école en direction de la mer (que nous n'avions pas encore vu depuis notre départ) et nous nous sommes arrêtés à Kampot, une petite ville paisible, mondialement connue pour son poivre (les meilleurs restaurants auraient sur leur table du poivre de Kampot). Et Kampot s'est avéré la transition qu'il nous fallait pour reprendre nos marques en douceur. Bien qu'il n'y ait pas énormément de choses à voir, nous y sommes restés 3 jours ; nous y avons pris notre temps. Nous ne nous y sommes pas baignés, car le temps était nuageux et la plage pas très belle. A la place, nous avons admiré les couchers du soleil, notamment le long des marais salants qui encerclent la ville. Et nous avons loué un scooter pour sillonner les environs : le parc du Bokor, Kep et ses crabes, les plantations de poivre et surtout la campagne qui est ce qu'il y avait de plus beau à voir pour nous. Ses chemins de terre rouge, ses champs de palmiers, ses collines. 




J'ai moins de chose à écrire sur ces trois jours passés, car il n'y a pas à dire, ils étaient plus fades et encore noyés de questions sur notre monde...