13 décembre 2015

Au bout du monde, 4 jours à Ushuaïa

Après 11h de bus depuis Punta Arena (Chili), dont une bonne demi-heure de bateau escortés par des dauphins (!), nous voici enfin au bout du monde, dans la mythique ville d'Ushuaïa !


Contre toute attente, nous arrivons dans une ville assez importante, bien loin du petit port de pêche que je m'imaginais. Notre première image d'Ushuaïa a d'ailleurs été la zone industrielle qui entoure la ville. Ce sont des rangées de conteneurs et de cargos, et non des pingouins et des icebergs, qui nous ont accueillis.


Le sud de la Patagonie est en effet une zone franche, au Chili comme en Argentine. De nombreuses entreprises et industries s'y sont donc installées, et avec eux des milliers de travailleurs. C'est simple, en 40 ans, la ville d'Ushuaïa est passée de 6 000 à 70 000 habitants (et c'était bien l'objectif du gouvernement).

On  a aussi découvert que si Ushuaïa se fait appeler la ville du bout du monde, c'est parce qu'elle joue un peu sur les mots. Ushuaïa est en effet bien la ville la plus au sud, car une ville sous-entend plus de 20 000 habitants. Mais ce n'est pas l'agglomération la plus au sud. C'est le petit village de Puerto Williams qui compte autour de 3000 habitants. Ce village est de l'autre côté du canal de Beagle, à 100 km en bateau d'Ushuaïa et c'est un village chilien ! L'île Navarino appartient en effet au Chili. Du coup, d'Ushuaïa quand on regarde au sud au-delà du canal de Beagle, c'est le Chili qu'on voit. La géographie des frontières est décidément bien difficile à comprendre dans le coin !


Vous l'aurez compris on a donc été un petit chouia déçu par Ushuaïa, qui aujourd'hui est principalement une ville industrielle et touristique. Et on a été d'autant plus déçu que la moindre excursion y est horriblement cher (compter minimum 750 pesos, soit 50€, pour une balade en bateau de 2h). Et si vous voulez aller voir des pingouins ou des icebergs, faut encore plus rallonger la sauce (grand minimum 100€ par pers.). On s'y est donc senti un peu comme des pigeons pris au piège.

Malgré tout ça, on y a passé quand même quatre très belles journées. Même si on savait qu'on n'était pas tout-à-fait dans l'agglomération la plus au sud, on s'est laissé séduire par le concept d'être au bout du monde.


La région est également très belle. Nous sommes allés admirer la vue sur les montagnes et le canal de Beagle du sommet du mont Cerro del Medio (balade gratuite !!! et c'est une des seules aux alentours). Même s'il faisait étonnamment doux dans la ville, dès qu'on monte un peu dans les hauteurs, un sacré vent froid se lève et on est rapidement les pieds dans la neige (on est monté quasi à 1000 mètres aussi !). Cette balade est très facile à faire depuis le centre ville directement (4 à 5h aller-retour).


Nous sommes aussi allés vadrouiller dans le coin de la Playa Larga. Mais la balade pour y accéder n'est pas du tout agréable. On doit marcher le long d'un grand axe routier, dans le vacarme incessant des voitures et camions qui vous dépassent (mieux vaut prendre un bus public).


Et pour finir, nous sommes allés marcher dans le parc national de la Terre de Feu. Là, à nouveau, on a été confronté à l'arnaque générale visant à faire casquer les touristes. Car non seulement il faut payer pour aller marcher dans le parc (170 pesos par pers., soit 11€), mais surtout, il faut payer un bus hors de prix pour y aller (300 pesos par pers., soit 20€, pour faire 12 km aller-retour...). Quand on se rappelle, qu'on a payé juste un petit plus du double (47€) pour faire 620 km entre Punta Arena et Ushuaïa, on se dit qu'ils nous prennent vraiment, mais vraiment, pour des pigeons. Grâce au conseil de la proprio de notre hôtel, on a pu y aller pour un peu moins cher en taxi. Nous étions 3, ça devenait donc rentable (600 pesos pour l'aller-retour, soit 40€ le taxi).

Je ne sais pas si c'est à cause du prix, ou du fait, qu'on avait déjà vu beaucoup de jolis parcs, mais on n'a pas été plus que ça conquis par le parc de la Terre de Feu. On s'attendait à y voir des paysages particuliers, mais on a trouvé ça très ressemblant à la Patagonie chilienne. Peut-être qu'il aurait fallu y passer deux jours pour mieux le découvrir (il est possible d'y camper, gratuitement pour le coup). Mais ayant revendu tout notre matériel de camping à Puerto Natales (à 70% du prix qu'on l'avait acheté au Pérou), on était coincé. J'en profite pour glisser une petite astuce voyageurs. Au Chili, et encore plus en Argentine, le matériel de camping est très cher car les taxes sont très élevées sur les produits d'importation. Il vaut donc mieux arriver sur place avec son matériel (acheté en France ou au Pérou ou en Bolivie). Et il est intéressant de le vendre sur place, car du fait de l'offre et la demande, dans les zones de trekking comme Puerto Natales, où la moindre tente basique se loue au prix fort, il est très facile de revendre son matériel pour un bon prix. Nous on a fait le tour des agences de location, et en peu de temps, on a tout revendu.


En tout cas, une chose nous a indéniablement séduits à Ushuaïa, c'est notre hôtel ! Nous avons eu la chance de trouver par hasard un hôtel de rêve pour le prix d'un dortoir en centre-ville. Certes, il était dans les hauteurs et c'était donc un petit peu sportif de rentrer le soir, mais une fois là-haut, la vue sur tout Ushuaïa que nous avions depuis notre chambre (cf. photos ci-dessous) en valait vraiment la peine. Et il n'y avait pas que la vue qui en valait le coup. Notre chambre, la salle commune, le petit-déjeuner, et la gentillesse des proprios, nous ont bluffés. Bref, gros gros coup de cœur pour cet hôtel (Mirador del Beagle), qui restera dans nos best du voyage.


Informations pratiques :
  • Bus Punta Arena => Ushuaïa : 35 000 pesos chiliens (soit 47€) avec la compagnie Bus Sur. Départ un mercredi à 8h30. Plusieurs compagnies font ce trajet à des tarifs relativement similaires. Seuls les jours de départ varient.

  • Hôtel Mirador del Beagle - 843 Isla Redonda - 233 pesos par pers. pour une chambre de 3 personnes avec salle de bain privée et petit-déjeuner, soit 16€ avec un taux à 15. NB : on a eu un prix légèrement remisé car nous sommes restés 4 nuits. Il est possible de réserver via booking.
  • Parc National Tierra del Fuego
    Le taxi nous a déposés au parking Arias Port. On a suivi les sentiers du Castor, longé la laguna Negra, Verde, puis la Bahia Lapataia jusqu'à la baie Ensenada Zaratiegui où il y a le bureau de poste du bout du monde. Puis marché 3km de plus jusqu'à l'entrée du parc où nous attendait notre taxi. Durée 6h30

10 décembre 2015

En compagnie de 120 000 pingouins à Punta Arenas !!

Depuis Puerto Natales nous avons continué notre descente vers Ushuaïa en s'arrêtant à Punta Arenas. Comme Puerto Natales, Punta Arenas est au Chili. Après un bref passage en Argentine pour admirer les glaciers, nous avions en effet repassé la frontière pour aller trekker dans le parc Torres del Paine et aussi parce que de toute manière, depuis l'Argentine, pour aller à Ushuaïa (qui est pourtant en Argentine), on est obligé de passer par le Chili. Ce n'est pas logique mais la géographie des lieux, des routes et des frontières l'oblige. Inutile de dire que cette descente vers le bout du monde nous prend de la place sur le passeport !

Punta Arenas est une grosse ville portuaire au bord du détroit de Magellan, qui en elle-même n'a aucun intérêt. Enfin c'est une grosse ville pour la Patagonie. Elle ne compte que 130 000 habitants, mais c'est pourtant la plus grosse ville de la Patagonie chilienne.

A Punta Arenas, nous étions donc au bout du continent sud-américain, face au plus long et important passage maritime naturel entre les Océans Atlantique et Pacifique. Pour aller en Terre de Feu (l'île d'Ushuaïa), il nous faudra donc prendre le bateau.

En attendant, nous avons pris le ferry mais pour aller sur une petite île du détroit hébergeant autour de 60 000 couples de pingouins, la Isla Magdalena. Enfin, pour être plus précise, elle abrite autour de 60 000 couples de manchots de Magellan. Et même s'ils se ressemblent, pingouins et manchots n'appartiennent en fait pas à la même famille et ne vivent pas du tout au même endroit. On ne trouve des pingouins que dans l'hémisphère Nord et des manchots que dans l'hémisphère Sud. Et une autre grande différence, est que le pingouin sait voler lui !


A noter que j'ai bien précisé "couple", car les manchots sont hyper fidèles et pondent même leurs œufs dans le même terrier. Mais on s'est demandé comment ils font pour se reconnaître, car nous, on les a trouvé tous identiques....!


En tout cas, on s'est bien amusé à les regarder vivre à côté de nous, à juste quelques mètres, voir centimètres parfois, quand ils traversaient le chemin réservé aux humains (tout le reste de l'île, leur appartient).


On les a vu marcher (enfin tanguer), se bécoter, se gratter (ils se grattent beaucoup), crier (ou couiner, on ne saurait dire), nager (ça nage super vite, jusqu'à 24 km/h) et se dorer la pilule.


Bref, pendant 1h, on a été comme des gamins et complètement gaga de ces drôles de petits oiseaux, qui font autour de 50 à 60 cm de haut.

Ça a été l'excursion du mois (car clairement pas donné), mais entre les manchots et les dauphins qu'on a aperçu du bateau à l'aller, on en a eu pour notre argent !!


Informations pratiques :
  • Bus Puerto Natales => Punta Arenas : 5 000 pesos chiliens par pers. (soit 6,6€), avec la compagnie Pacheco.

  • Hôtel à Puerto NatalesSamarce House, 12 500 pesos chiliens par pers. (soit 17€) pour une chambre triple, petit-déjeuner inclus, salle de bain commune. Hôtel très agréable, bien situé, très propre, très bon wifi. Le personnel a été super sympas et toujours disponible pour nous renseigner et réserver hôtel et excursion pour nous.

  • Excursion vers l'île Magdalena (réservée par le biais de l'hôtel, sans commission) : 35 000 pesos chiliens (soit 47€) pour 4h de bateau aller-retour avec la compagnie Transbordadora Austral Boom. L'accès à l'île n'est pas payant. Il faut juste se rendre au port par ses propres moyens : 450 pesos par personne par trajet, soit 0,6€, en collectivo (taxi collectif). 

7 décembre 2015

5 jours de rando dans le célèbre parc Torres del Paine

S'il y a bien un spot ultra touriste au Chili, c'est le parc national Torres del Paine. Situé entre la cordillère des Andes et la steppe de Patagonie, ce parc reçoit chaque année autour de 200 000 visiteurs, et plus de la moitié sont des étrangers. Heureusement ce parc est relativement grand, ce qui permet de diluer un peu le flux des randonneurs. Mais inutile de dire, que même hors saison, on n'est jamais solo dans les campings (je pense même qu'en pleine saison, il vaut mieux réserver....). Ce parc est en effet ultra contrôlé et réglementé. Il est interdit de camper hors des zones habilitées. Certaines sont gratuites (mais sans douche ni confort), certaines payantes, mais vraiment pas données, autour de 7 000 pesos par pers., soit 9€ pour avoir juste le droit de poser sa tente (heureusement pour ce prix-là, il y a des douches chaudes et une salle couverte pour cuisiner et dîner).

Ce parc est tellement réglementé, qu'une fois les droits d'entrée acquittées (18 000 pesos par pers., soit 24€, et ça aussi ce n'est clairement pas donné....), il est obligatoire de regarder une petite vidéo de 3 minutes nous expliquant toutes les peines encourues si on ne respecte pas les règles du parc (entre 3 à 5 ans de prison en cas de déclenchement d'un feu). On est tout de suite mis dans l'ambiance !!!

Mais par la suite, ce n'est que du bonheur, enfin si la météo est clémente. Car la région est aussi réputée pour son inhospitalité passagère mais régulière : rafales de vent à décorner des bœufs et pluies diluviennes ! Dis comme ça, ça peut ne pas faire rêver. Et pourtant, pour nous, ce trek de 5 jours a été magique. On s'en est mis plein la vue entre les glaciers, les pics de roche qui dominent le parc (les Torres), les lacs turquoise, les fleurs des champs et les lapins sauvages qui ont tellement la vie tranquille qu'ils ne se cachent même plus quand on s'approche. C'est aussi parce qu'on a eu une sacrée chance avec le temps. Juste deux gouttes de pluie en 5 jours qui ont à peine mouillées nos capes, et des rafales de vent seulement le dernier jour, de quoi ne pas nous faire regretter de quitter les lieux ! Après, l'avantage de la Patagonie, c'est que le temps change très vite, pour le meilleur comme le pire !!


Jour 1 : Puerto Natales => Camping Las Carretas (camping gratuit) - 3h30 de bus + 1h20 de marche

Il y a plusieurs circuits possibles et des circuits de différentes durées. Nous on a choisi le circuit intermédiaire (i.e. le circuit W en 5 jours) et économique, i.e. celui où on n'a pas besoin de payer 15 000 pesos par pers., soit 20€, pour une balade en catamaran de 2h, et où on peut ne poser sa tente qu'une seule nuit dans un camping payant (par contre du coup, on n'a pris qu'une douche en 5 jours !!).

Notre première journée de trek a été très courte (1h20 de marche) et peu matinale (on a commencé à marcher à 18h30 - NB : il fait nuit à 22h, alors on était large !). C'est qu'il n'y a que deux bus qui partent de Puerto Natales vers le parc - un très tôt (à 7h30), et un en début d'après-midi (14h30). Ne voulant pas arriver au camping trop tôt et se tourner les pouces dans la nature, on a choisi de profiter à fond de la chaleur et du confort de notre hôtel. Pas très randonneurs tout ça !!! Mais après un an sur la route, on peut nous excuser.

Après une courte marche où on a découvert avec émerveillement la beauté du site, nous sommes arrivés dans le camping le plus sauvage du parc, car un peu excentré des sentiers les plus pratiqués. Seuls deux autres randonneurs avaient posé leur tente avant nous. Il n'y avait certes qu'une petite cabane en tôle où s'abriter du vent pour le dîner. Mais on n'y a passé une chouette soirée en se sentant comme seul au monde dans ce parc magique. Ce fut le meilleur camping de notre trek.



Infos pratiques :

Nous avons acheté notre billet de bus pour aller au parc depuis Puerto Natales au terminal de bus.
Prix : 10 000 pesos par pers., soit 13 €, pour aller et le retour. Ne pas hésiter à comparer les compagnies car il y a tous les prix (jusqu'à 15 000 pesos par pers., soit 20€), or il s'agit du même service. Les bus partent aux mêmes horaires et font exactement le même trajet.
Le bus fait 3 stops au niveau du parc. Nous sommes descendus au dernier, appelé Administración.
Départ de Puerto Natales à 14h30 / Arrivée à 18h30 à Administración.


Jour 2 : Camping Las Carretas => Camping Paine Grande => Mirador du glacier Grey => Camping Paine Grande (Camping payant)

Pour notre première vraie journée de trek, on a mis notre réveil aux aurores (4h30), afin d'être en marche dès 6h. Aujourd'hui c'est une vraie belle journée de marche qui nous attend (autour de 30 km), il ne faut pas traîner. La nature s'éveille sous nos pas. Tout est paisible autour de nous. Enfin, jusqu'à ce qu'on atteigne le camping Paine Grande (vers 8h) où on s'est aperçu que, comme prévu, nous n'allions plus être seuls bien longtemps. Une grosse cinquantaine de tentes était déjà installées autour du refuge, les randonneurs ne doivent pas être bien loin. Nous y passerons la nuit ce soir. C'est normalement le seul camping payant, et donc un peu plus luxueux, que nous allons faire en 5 jours.

Une fois un coin d'herbe libre trouvé, et les tentes montées, nous avons continué notre route, et sans sac (enfin sauf pour guillaume qui portait le pique-nique) on s'est senti tout de suite plus légères. Nous avons fait l'aller-retour pour voir le glacier Grey. Au bout d'une heure de marche, on a commencé à apercevoir des icebergs à la dérive, signe qu'on était sur le bon sentier. Puis rapidement une masse blanche s'est dessinée à l'horizon. Au bout de 3h, nous avons atteint le mirador Grey. Il était alors temps de pique-niquer face au glacier.




Vers 17h, nous étions de retour au camping Paine Grande, non sans joie. Cette première journée, nous a bien mis dans le bain. Après une bonne douche chaude qu'on a savourée d'autant plus que la prochaine sera dans 4 jours, on ne s'est pas fait prier pour engloutir goulûment notre plat de pâte. Tout en mangeant, on n'a pas pu s'empêcher de commencer à penser à l'apéro du retour en salivant sur tous les plaisirs qu'on ne se refusera pas. Et pourtant on n'était que le 2ème jour !!!

Jour 3 : Camping Paine Grande => Camping Italiano => Mirador Britanico => Camping Italiano (camping gratuit)

De bonne heure toujours, nous voici en route. Le temps est couvert et rapidement quelques gouttes de pluie se mettent à tomber. Craignant le pire, on sort nos fabuleuses capes de pluie. Au final, elles ont fait fuir la pluie et on a fini par les ranger à peine mouillées.

Après 3 petites heures de marche en bord de lac, nous atteignons le camping Italiano où nous passerons la nuit. Nous allons cette-fois camper sous les bois. Le camping est gratuit et donc très rustique. Il faut aller chercher de l'eau dans le fleuve. Il n'y a donc pas de douche ni d'évier. Seule une petite cabane permettra d'abriter du vent et de la pluie les réchauds pour le dîner de ce soir.

Une fois notre campement monté nous repartons avec juste un sac léger au mirador Britanico. Comme hier nous allons faire un aller-retour qui nous permet, nous les filles, de marcher sans sac. De là-haut nous avons une vue magique sur le lac et les pics rocheux qui dominent le parc. Nous profitons d'un rayon de soleil prolongé pour lézarder au soleil au sommet du mirador. Une sieste après le déjeuner, ça c'est une randonnée réussie !!!



Jour 4 : Camping Italiano => Camping Las Torres => Mirador Torres del Paine => Camping Las Torres (Camping gratuit)

C'est notre dernière grosse journée de trek et dernière soirée sous tente. Même si les nuits sont bien moins fraîches que je ne pensais, on sera quand même tous bien contents de retrouver le confort de notre hôtel. 

Aujourd'hui c'est aussi LA journée du trek, i.e. la journée où on va voir le spot n°1 du parc : la série de 3 pics en granite, las Torres del Paine, qui a donné son nom au parc. Et on a mérité notre cliché, car c'est après une grosse journée de marche, et plus de 1 000 mètres de dénivelé positif dans les pattes, cette fois-ci avec nos sacs, qu'on a atteint le mirador de las Torres. 

Nous avons campé dans le camping juste en dessous des Torres, qui est gratuit (à 500 m. en dessous environ). A nouveau nous étions en forêt et heureusement, car les arbres ont protégé les tentes de sacrés bourrasques de vent. Jusque-là, on avait été préservé du célèbre vent du parc. On en a eu un bon aperçu pendant la nuit.



Info pratiques :

On conseille vivement de pousser jusqu'au camping Las Torres car les emplacements semblent plus plats et agréables que ceux du camping Chileno, qui est pourtant payant. Certes, à nouveau, le camping est ultra basique, mais l'économie non négligeable !


Jour 5 : Camping Las Torres => Laguna Amarga => Puerto Natales - 5h de marche + 2h30 de bus

Notre trek s'achève aujourd'hui. Il a été court (3 grosses journées de marche, et 2 petites), mais intense pour les gambettes. En tout cas, on s'en est mis plein la vue, et ce fut parmi nos plus beaux treks du voyage.

Il nous faut cependant encore descendre et marcher pendant 5 heures pour rejoindre le parking où notre navette nous ramènera à Puerto Natales. 

Pendant la descente, un vent plus que violent nous a poussés vers la sortie. C'est la première fois de ma vie, que j'étais réellement et fortement déportée par des rafales de vent. J'avais l'impression d'être une frêle branche d'arbre et n'étais pas mécontente d'être un peu lestée par mon sac à dos.

Une fois en bas, il ne nous restait plus qu'à marcher 6 bons kilomètres le long de la route. Ce fut la partie la moins marrante du trek. On aurait pu l'éviter en payant chacun 2 500 pesos, soit 3,3€, pour prendre une navette jusqu'au parking. Mais par principe, on a refusé cette arnaque. Ce parc est magique, mais le seul hic c'est qu'on a vraiment l'impression d'être pris pour des pigeons. Il faut payer le parc, les campings (ou être parqué dans des zones de camping quasi pas aménagées), et en plus une navette car les bus ne vont pas jusqu'au bout de la route !! Faut pas pousser quand même !!! ; )


*PN = Puerto Natales

Bon plan hôtel à Puerto Natales :

Hostal Lili Patagonico's : 12 000 pesos par pers., soit 16€, en dortoir, petit-déjeuner inclus. Ce n'est sûrement pas l'hôtel le plus économique de la ville, mais on en a pour son argent. Nous étions dans un dortoir de 3 lits, et donc tous les trois ensembles. Les lits sont ultra confortable. L'hôtel est bien chauffé et très propre. Le wifi marche très bien, les espaces communs, dont la cuisine, très bien aménagés et le petit-déjeuner, sous forme de buffet, est canon.